Pourtant, de nombreux investisseurs restent méfiants, influencés par des perceptions dépassées d'instabilité politique et économique. Cet article examine l'évolution des marchés émergents ces dernières années et remet en question les idées reçues. Avec des cadres budgétaires plus solides et des secteurs dynamiques axés sur l'innovation, les arguments en faveur d'une révision des allocations de portefeuille sur les marchés émergents sont sans doute devenus plus convaincants.
Les investisseurs mondiaux s'intéressent de plus en plus aux marchés émergents (ME), où la dynamique de réforme, des marchés financiers plus développés et une démographie favorable redéfinissent l'ensemble des opportunités.
Ces économies vastes et dynamiques offrent une combinaison séduisante de fort potentiel de croissance, de diversité sectorielle et régionale et de valorisations attractives, autant d'atouts qui pourraient en faire un élément stratégique des portefeuilles à long terme.
Inventé dans les années 1980, le terme « marché émergent » recouvre un univers diversifié de pays répartis aux quatre coins du globe. Les économies émergentes étaient auparavant considérées comme un groupe cohérent, présentant plusieurs caractéristiques communes, notamment des niveaux élevés de croissance économique tirés par l'industrialisation et les matières premières. Ils étaient également associés à une fragilité institutionnelle, à une instabilité politique et économique, ainsi qu'à une volatilité et à des risques accrus.
