2025 est une année faste pour les investisseurs exposés à la dette des marchés émergents. Malgré les tensions géopolitiques et un environnement macroéconomique difficile, la dette des marchés émergents a bien résisté en 2025, tant en devise locale qu’en devise forte. Elle affiche une progression à deux chiffres depuis le début de l’année et même les obligations d’entreprises enregistrent des performances solides.
Loin de se cantonner à 2025, la progression marquée de la dette émergente constitue une évolution structurelle à long terme. Grâce à la crédibilité accrue des politiques, à une gestion budgétaire disciplinée et à la profondeur du marché, la dette des marchés émergents a retrouvé une certaine stabilité et affiche désormais une volatilité similaire à celle des marchés développés.
Cette embellie est particulièrement appréciable du fait de la dissipation de l’exceptionnalisme américain, d’autant que les autres marchés développés doivent également composer avec des tensions politiques et des conditions budgétaires dégradées. Une tendance globale qui ne devrait d’ailleurs pas se démentir à court terme. Pour les investisseurs en quête de diversification, le moment semble venu de revoir leur opinion sur la dette émergente.
Dans cette séance de questions-réponses, Charles De Quinsonas, responsable Dette émergente chez M&G Investments, nous livre ses réflexions sur les moteurs de la performance des marchés émergents, décrit l’amélioration des fondamentaux et explique comment M&G peut saisir des opportunités dans cette classe d’actifs en pleine évolution.
